PAIX ET LUMIERE

« de Gérard Boukhezer »

Tant de chemins parcourus,

Me suis-je perdu?

Par monts et par vaux je ne sais où…

Pour aller où!

Rechercher ma voie,

Une seule et unique voie

Parmi de multiples labyrinthes,

Sans cesser de crier mes plaintes,

Vais-je enfin trouver

La paix qui est en moi ancrée?

La faire jaillir de mes entrailles?

L’extraire de ces tenailles?

Lumière je te vois,

Tu es là en moi

Je ne t’ai pas reconnue,

Mais tu es venue

M’ouvrir l’esprit,

Enfin,tu m’as pris!

Heureux je suis,

J’ai enfin compris.

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AMOUR PERDU

« de Gérard Boukhezer »

Au-dessus du soleil

Sous ses rayons ardents,

Amour sans pareil

Dans le ciel sans tourment,

Libre, comme une plume au vent,

Tu voles au gré du vent

Dans des mondes inconnus,

Donnant ton corps nu

Dans ces mondes perdus

D’un amour absolu,

Amour que nul n’oublie

En amoureux transi.

Comme un fantôme errant,

Il est arrivé brûlant

Dans les ténèbres de la nuit,

Il est mort en une nuit,

Avoir mal à en mourir,

Une option à souffrir.

Cet amour caché,

Cet amour révélé,

Cet amour déchiré,

Cet amour incompris,

Par pitié, je vous en prie,

Je suis tombé en amour,

C’était fatal, inévitable amour.

Dans un nouvel élan

Pour combien de temps

Dans le grand fond des bois,

Attiré par l’amour,

J’irai chercher ton âme.

Dans le ciel sans tourment,

Libre, comme une plume au vent,

Tu voles au gré du vent.

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AIMER D’AMOUR

« de Gérard Boukhezer »

Toi ô ma belle

Beauté divine,

Providence divine,

Par magie, comme une poésie

Tu es entrée dans ma vie,

Comme une étincelle

Mis le feu en nous,

Est né cet amour fou

Ce délicieux amour,

Ce grand, sublime amour.

Comme un soleil,

Nos corps sans pareil,

Eclaboussés de lumière

En un foudroyant éclair,

Echauffait nos passions,

Nos ardentes pulsions,

Dans nos abandons et faiblesses

Où nous étions sans paresses

Amant et maîtresse.

Friand de notre amour,

De ton tendre amour,

Je me laissais porter

Dans cette immensité.

Ton regard me disait tout,

Je t’aime, tu m’aimes,

Le bonheur d’aimer,

Aimer et être aimer.

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UN CRI D’AMOUR

« de Gérard Boukhezer »

Un cri d’amour s’échappe de mon coeur,

Un si grand trésor, impossible d’exprimer,

Succombé aux premières occasions du péché,

Divin trésor, source féconde et inaltérable de notre amour!

Tu es tombée dans le piège tendu par ces démons.

Te trouvant au milieu de ce monde de séductions,

Tu venais de leur ouvrir la porte de ton coeur,

Leur donnant cet amour tant convoité.

L’ennemi de ton salut,

Qui connait bien le fruit défendu,

A mit en jeu les ressorts de sa finesse

Pour approcher ta délicatesse.

T’éloigner de tes dispositions ferventes

Et les souvenirs lointains d’un amour propre.

Te faire rouler d’abîmes en abîmes,

Ruiner toutes tes espérances.

Tu es la source de toutes mes souffrances,

De tous mes tourments.

Mes jours sont remplis d’amertume et de tristesse,

J’accepte dès lors toutes ces douleurs.

Je te promets aussi, que mon coeur remplit d’ardeur

Et loin de t’adresser de légitimes reproches,

Je t’arracherai aux griffes de ces vieux démons.

Ces tentations que l’on croyait disparues,

T’ont arrachées à l’amour brillant d’un éclat absolu.

Je te donnerai un asile dans mon coeur,

Je me livre tout entier au bonheur de retrouver

Celle que j’ai perdu.

Et moi, pauvre créature,

Que ton amour m’enivre encore et pour toujours,

Je sacrifierai l’inappréciable bonheur d’être l’hôte de « toi ».

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AMOUR DIVIN

« de Gérard Boukhezer »

En ouvrant tous vos trésors d’amour,

Vous, ineffable tendresse,

Vous avez enflammé mon corps,

Mon coeur le plus sensible.

Ranimé mon âme de votre ferveur,

Je me presse d’obéir

A votre douce invitation,

Pour répandre à profusion,

Les flammes de mon infinie tendresse.

Lui vouer un amour sans réserve et sans mesure,

Nous ouvrir les portes du paradis.

Ne pouvant plus contenir le feu qui me dévore,

Puiser à pleines mains, votre inestimable trésor,

Comme un trône flamboyant,

De tous côtés rayonnant,

Plus brillant que le soleil,

Transparent comme le cristal,

Sensible aux affectueuses instances,

Je prends dans cet amour

Les grâces dont j’ai besoin.

Pour acquérir cet inévitable amour,

Attiré par votre douceur

Je fixe en vous ma demeure.

Je dépose en vous

Comme dans un port assuré,

Tout ce que je suis.

Répandre tous mes trésors d’amour et de lumière,

Fournaise ardente du divin amour,

Vous êtes mon asile et le lieu de mon repos.

C’est par le coeur de mon amour,

Ma voie, ma vérité et ma vie,

Que je m’approche de vous, ô mon bel amour,

Ma douceur, mon goût et ma joie.

J’approche mes lèvres, pour étancher ma soif,

Cette soif ardente, selon mon désir

De me désaltérer, usant envers moi de quelques retours,

De vos plus vifs et de vos plus intimes désirs.

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BAISER DONNE

« de Gérard Boukhezer »

Vous m’avez donné ce baiser

Que je n’ai pas refusé,

Ce baiser tant désiré

Depuis une éternité,

Baiser tant attendu,

En un instant, il est venu

Réchauffer mon âme

Sans aucun oriflamme,

Si doux et tendre baiser

Sur mes lèvres posé,

Comme une mélodie

Pleine d’harmonie,

Me mettre sens dessus dessous

Renverser tous mes atouts.

Je me suis empréssé

De vous le retourner

Et ce doux murmure,

Comme une mesure,

Chuchoté à l’oreille

Doux comme le miel,

Obéissant à votre désir,

Par ces mots et pour le plaisir,

Je me soumets à votre regard

Sans bruit et sans égard,

Je pose sur vos lèvres,

Dans le feu de ces lèvres,

Ce doux et tendre baiser

Que vous ne pouvez refuser.

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AU SON DU BANDONEON

« de Gérard Boukhezer »

Dans ce bal musette,

Dans une luisante tenue

Je vous ai aperçu,

Attiré par votre prestance

D’une élégante apparence,

Cette mélodie est arrivée

J’ai osé vous approcher.

Dans un élan, je vous ai invité

A cette danse, que vous n’avez pas refusée.

Nous sommes partis dans une envolée,

De vos yeux bleus, couleur du ciel,

Jaillissait comme des étincelles

En un instant,

Ce sentiment naissant,

Au son du bandonéon,

Nos corps à l’abandon,

Dans ce rythme à deux temps

Et nos tempéraments ardents,

Nous laissaient emporter

Dans une ronde effrénée.

Discrètement, je vous regardais,

Nos regards se fuyaient.

Dans mes bras, je vous pressais

Par cette étreinte précieuse,

Irrésistible et délicieuse,

Je sentais votre coeur

Battre la mesure,

D’un harmonieux tempo

De ce fabuleux tango.

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BRULER D’ENVIE

« de Gérard Boukhezer »

Attiré par ta beauté

Je me suis laissé aller,

Je te faisais la cour

Comme un troubadour,

Avec des mots d’amour

Sans aucun détour.

Au moment le plus beau,

Il est venu comme un cadeau,

Ce sentiment d’amour

Illuminant ce jour.

Et ce doux parfum

A l’arôme divin,

A la limite de l’ivresse

Me mettait en détresse,

Me rendait impuissant

Malgré mes sentiments.

Toute mon impatience

Et ma pleine conscience,

Attente cruelle et passionnée,

Sans vouloir te posséder,

Je brûlais d’envie

De te faire envie.

Afin de te séduire

Pour avoir le désir,

Je n’avais qu’une hâte

Que tu deviennes chatte.

Je me suis empressé

De vouloir t’aimer,

Déposer sur tes lèvres,

Dans le creux de tes lèvres,

Ce brûlant et doux baiser.

De pouvoir en abuser

Avec une infinie tendresse,

Que tu sois ma princesse.

Que nos corps désireux

Fiévreux et amoureux,

D’un fusionnel amour

Passionnel de non-retour.

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LE TEMPS DE L’AMOUR

« de Gérard Boukhezer »

Dans un temps où cet amour

Résonnant comme un tambour,

Vivant et frétillant,

Qui sans cesse, remarquable volcan

Explosif et jaillissant,

Comme dans une étuve

Dégageait ses effluves,

D’essences précieuses et envoûtantes

En des vagues déferlantes

D’un amour absolu, aujourd’hui disparu

En une progressive décrue.

Tout le plaisir et ses impressions

Dans tes plus douces consolations,

Faire revivre ce feu, cette âme éteinte,

Moi, qui te croyais sainte,

Donne à toute ma vie, cette effroyable crainte.

Sans cesser de crier mes plaintes,

Mon coeur se consume d’amour

Source du chemin du désamour.

En une mélancolie tristesse,

Mon âme en faiblesse

Ne trouvera de repos

Que dans mon obscur cachot.

J’ai quitté cet amour, le temps de l’amour,

Le coeur déchiré, le temps d’aimer.

Que cet amour si paisible, que nous partagions,

Ce soit éteint à l’aube de notre horizon.

Cette horde sauvage est arrivée,

Par le croc des loups, tu as été dévorée!

Où était le temps,

Où ce volcan vivant,

Jaillissant de flamme et de lumière,

Si bien dans ta chaumière,

De le voir mourir, avant de disparaître,

Sans qu’il puisse renaître.

Comme une morte écorce

Je suis resté sans force,

Mon âme défaillante,

Ma passion agonisante,

Cet amour sans retour

A jamais pour toujours.

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REGRETS

« de Gérard Boukhezer »

Mes idées embrouillées,

Je n’ai pas su t’aimer

Comme tu le voulais.

Je devais rester muet

Avec mes sentiments intimes,

Ne pouvant être que victime.

Que mon coeur admette,

Ce n’était pas une amourette.

Avec tes cheveux en crinière

Tu n’avais pas de frontière.

Avec ton coeur d’artichaut

Enfermé dans ton ghetto,

Femme frivole et tes amours en cabriole,

Lumineuse comme une luciole tu étais mon idole.

Je te verrais toujours

Pendant mon long séjour,

Où je passais mon temps

Un jour de printemps,

J’étais comme un fou, à te regarder

Comme un écolier,

Dans ton atelier fabricant des colliers.

Je n’étais pas les autres, je te le disais,

Tu n’me croyais pas, le mal était fait.

Tu venais d’me porter le coup de grâce,

Le coeur brisé, je partais sans laisser de trace.

Tu t’es rendu compte,

Que cette histoire d’amour

N’étais pas un conte.

Tu avais compris que cet amour était le bon!

Quelques mots de regrets s’échappèrent de tes lèvres,

Nous avions tous les deux les larmes aux yeux

Et nous savions qu’à cet instant,

Que notre amour agonissant,

Ne pouvait plus être vivant.

Il ne sera qu’un souvenir,

Qu’à nous faire grandir.

Je t’ai posé sur la toile,

Cet amour, le guide de ma main,

A dessiné, la cambrure de tes hanches,

A tout jamais et pour l’éternité.

Tu resteras celle que j’ai tant aimé.

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MON AMOUR POUR TOI

« de Gérard Boukhezer »

Ô toi, qui m’as vu naître,

J’ai le bonheur de te connaître.

Toi, qui m’as donné la vie

Source de ma vie.

Plus que tu ne pouvais,

Tout ce que je désirais,

Tu m’as donné tes fruits.

Tu m’as nourri dans ma rêverie,

Tu m’as ouvert les yeux

A des jours heureux.

Tu m’as ouvert le coeur

A mes sentiments plein de vigueur,

A être un voyageur

Et un bâtisseur.

Tu m’as ouvert l’esprit,

Lui, qui était endormi.

Je souris à la joie de te contempler

Et tout l’amour que tu m’as donné,

Tu m’as fait connaître une infime partie

Des mille et un secret de la vie.

Tu m’as donné ton ombre et ta lumière,

Elles sont venues comme une prière.

Tu m’as fait aimer ce que tu es,

L’immensité de ta beauté

Que je n’ai pas regrettée.

La nourriture que tu m’as donnée

Que je n’ai pas refusée.

Je ne suis pas en mesure de te la rendre,

Seule ma vie, tu pourras la prendre.

Je te nourrirai de mon corps

Pour l’éternité, il sera ton trésor

Pour toi, Ô ma douce Mère

Toi, Ô ma douce Terre.

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MON FRERE

« de Gérard Boukhezer »

Enfance pleine de vie,

Tu mourrais d’envie

De la découvrir,

De la faire jaillir de tes entrailles

Comme une bataille.

Tu n’avais l’air de rien

Et, vraiment peur de rien.

Protecteur à tes heures

Et, très souvent vainqueur,

Il était un temps,

Il y a bien longtemps

Moi , qui te suivais le train

Tu me tenais la main,

Moi, qui avais peur,

Qui n’étais pas acteur

Qu’un simple figurant,

Tu étais bienveillant.

Tu n’avais pas changé,

Sans retenue, tu te laissais aller.

Partisan de liberté,

D’esprit, de préjugés,

Friand de découvertes

Et toujours en alerte,

Intrépide à l’extrême,

Tu n’en faisais pas un problème.

Surmontant les obstacles,

Ce n’était pas pour toi un miracle.

Matelot à la manoeuvre,

Voilure au vent, c’était une oeuvre.

Libre comme l’air,

Il fallait te voir faire,

Agile sur la roche,

C’était dans la poche.

Tu savais t’exprimer en concert,

Tu étais devenu expert,

Le rythme dans la peau,

Tu tenais la batterie avec ton solo.

Tu as joui de ta liberté

Et de ta volonté.

Avec tes sentiments profonds

fabuleux compagnon,

Encore et toujours

Pendant tous ces jours,

Tu n’avais de cesse,

D’amour et de sagesse,

D’être ami fidèle

D’être mon frère.

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MON LILAS

« de Gérard Boukhezer »

Un matin, au printemps,

En ouvrant la fenêtre

Sur ce paysage champêtre,

Ce lilas éclatant

Au plus douce volupté,

Dégageait sans compter,

Ce doux parfum

A l’arôme divin,

Me laissait aborder

Au plaisir raffiné

De toute sa pureté,

De ses fleurs parfumées,

Tirant leur révérence

Des belles inflorescences

Et toute sa grâce

A la beauté fugace,

Comme un oriflamme

Donne à mon âme

Cette sensible ivresse,

Remplie de délicatesse,

D’un esprit flâneur,

De fraîcheur et de bonheur.

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